Observatoire rapaces

 

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Enquête nationale sur les rapaces nicheurs dans la Rhône

 

> Au niveau national :

Le maître d'œuvre au niveau national en est la Ligue pour la Protection des Oiseaux, commission Rapaces (Fonds d'Intervention pour les Rapaces).

Préalablement, un comité de pilotage composé d'organismes comme la LPO / Fonds d'Intervention des Rapaces, le C.N.R.S. (et initialement le C.R.B.P.O., les Universités, l'O.N.F. lors du lancement de la première enquête initiale en 2000) est chargé de valider, suivre et contrôler l'enquête, de la mise au point des méthodes à la publication finale. Quant aux partenaires et aux acteurs, ce sont tous les observateurs individuels, organismes publics ou structures associatives à l'échelon national ou local, intéressés, compétents et impliqués dans l'étude et la conservation des rapaces.
Cette enquête a débuté durant la période de nidification 2000 et ne devait se dérouler que sur deux années. Mais, afin de suivre les effectifs des populations de rapaces français, la LPO / F.I.R. a maintenu l'existence d'un observatoire permanent sous la coordination nationale de Fabienne DAVID, les années suivantes. En 2013, la coordination devrait être assurée par Laurent LAVAREC.
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> Au niveau départemental :

En ce qui concerne la Région Rhône-Alpes, l'enquête est réalisée par la LPO Coordination Rhône-Alpes (anciennement CORA Faune sauvage). La coordination, pour le département du Rhône, est assurée par Bertrand DI NATALE qui peut déléguer des coordinateurs de carrés d'études. Ces carrés d'études d'une surface de 25 km², c'est-à-dire de 5 km par 5 km, sont les carrés tracés à partir du centre des cartes I.G.N. de chaque département, modèle top 25 (c'est-à-dire à l'échelle 1/25000ième). Cinq de ces carrés sont tirés au sort annuellement par le comité de pilotage national pour chacun des départements français. Ensuite, les adhérents ou salariés des structures associatives locales sont libres d'en choisir un ou plusieurs, voire tous en fonction de la disponibilité des bénévoles qui se portent volontaires. La LPO Rhône atteint ainsi l'objectif de deux carrés suivis par an depuis 2011. Ainsi, un carré suivi par le coordinateur départemental, Bertrand DI NATALE, et un carré laissé au choix d'un bénévole adhérent comme Jean-Michel BELIARD en 2011 ou bien, comme en 2012, d'un salarié se portant volontaire comme Aurélien SALESSE, ce qui est assez remarquable lorsqu'on sait que certains départements n'ont jamais été couvert depuis la relance de cet observatoire. Ces derniers, qui ont appliqué l'étude dans un cadre rigoureux et parfois relativement astreignant, ont ainsi collecté et rapporté des données d'une grande importance, enrichissantes et parfois surprenantes quant aux espèces contactées.
 

Les objectifs de cette enquête sont, sur le plan national :

1. D'obtenir une fourchette d'estimations chiffrées aussi précise que possible, région par région, de l'effectif nicheur de toutes les espèces de rapaces diurnes présentes en France métropolitaine.

2. De préciser ainsi la répartition des rapaces en France avec, par région, des densités moyennes (globales et par habitats).

3. D'évaluer, autant que les données le permettent, l'évolution numérique des populations nicheuses depuis 1982 (année de la première enquête nationale mais surtout depuis 2000-2001, période de la grande enquête participative nationale et aux résultats corrigés, plus fiables) et les tendances actuelles à l'échelle nationale et régionale.

4. De mettre en relation, au moins qualitativement, les effectifs et les tendances ainsi obtenus avec quelques grands indicateurs de la structure des paysages, des aménagements, des menaces particulières ou des mesures de conservation afin de suggérer les causes possibles des tendances constatées et de souligner ainsi des voies de recherche ou des orientations de conservation à développer.

bondre apivore lpo c maliverneyCette étude porte sur tous les Falconiformes nicheurs, même occasionnels, qu'ils soient rupestres ou non. Les oiseaux nocturnes (Strigiformes) ont été écartés pour des raisons pratiques d'autant plus que certains (Grand-Duc d'Europe, Chevêche d'Athéna) font déjà l'objet d'études particulières.

A l'occasion de l'identification, on constate qu'il est assez difficile pour le débutant de ne pas faire de confusion entre le Circaète Jean-le-Blanc ou la Bondrée apivore avec la Buse variable. La distinction entre l'Epervier femelle et l'Autour des Palombes n'est pas non plus évidente : il faut donc une bonne connaissance des critères d'identification des rapaces sur le terrain pour pouvoir se porter volontaire dans cette enquête en tant que coordinateur de carré. En revanche, tous les adhérents sont invités à y participer lors de journées écovolontaires lorsque celles-ci sont proposées : des équipes peuvent être mises en place afin de se répartir le terrain sur la surface large de 25 km², un bénévole expérimenté encadrant les bénévoles débutants.

La méthode employée à l'échelle du département du Rhône est un compromis entre la rigueur scientifique et l'appréciation personnelle des ornithologues. Rappelons que l'unité de base de travail est la carte I.G.N. au 1/25000ième, série bleue. Pour chaque carte, il est demandé une estimation (ou un recensement complet) du nombre de couples nicheurs de toutes les espèces détectées sur un carré central fixe de 25km² (5 km x 5 km, soit 20 cm x 20 cm à l'échelle de la carte) qui représente un échantillonnage aléatoire et qui peut de ce fait être utilisé à l'échelle de la France pour une estimation globale même si, en ce qui concerne une carte, il n'est pas forcément représentatif. Un minimum de 2 à 3 sorties est nécessaire au cours d'une saison de nidification afin d'estimer les populations. A cette occasion, la météo est un élément essentiel. Certains jours très favorables ont permis l'observation d'espèces jusqu'à huit, sur certains secteurs I.G.N.. Mais, en moyenne, on a une bonne estimation en réalisant au moins la couverture géographique sur un minimum de temps de 70 heures dans la saison. Dans notre département, avec 250 à 400 heures en moyenne réalisées par les participants motivés sur une saison de reproduction, la couverture en est réellement fiable ! A titre d'exemple, le coordinateur départemental prospecte, selon les années, de fin février, période des parades des Buses variables, à début septembre, date d'envol des derniers jeunes de Faucons hobereaux.

La principale difficulté dans cette étude est d'évaluer les tendances locales obtenues, espèce par espèce (augmentation, stabilité ou déclin des effectifs). Les appréciations relevées, par rapport aux expériences de terrain, peuvent parfois s'avérer subjectives sans base de comparaison solide.

Cette enquête a permis d'établir une corrélation étroite entre les espèces et les milieux. Une chose se vérifie pour toutes : c'est surtout le régime alimentaire à travers l'habitat qui conditionne la présence ou non des espèces. Malgré cet état de fait, certaines questions restent pour l'instant sans réponse. Certains habitats au premier abord identiques dans le département ne recèlent pas la même densité pour une espèce donnée : à titre d'exemple, l'Epervier d'Europe peut être commun dans des carrés qui présentent le même type d'habitat forestier ou bocager que d'autres qui n'en n'ont qu'un à deux couples nicheurs certains ou probables.

Beaucoup de choses restent encore à expliquer et la couverture géographique des carrés d'études est suffisamment vaste et variée en terme de type d'habitat pour que nous réalisions encore de belles découvertes à l'avenir...
 

Groupe Enquête rapaces :

Coordinateurs pour le Rhône : Bertrand DI NATALE, Aurélien SALESSE
Contacter le groupe.
 

Pour participer, rendez-vous sur l'Observatoire rapaces

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